Istres: F. Bernardini Fonce!  posté le mercredi 08 novembre 2006 12:35



Coucou, je termine... pour mieux commencer !
J'avais donc prévu un troisième article pour valider ma démarche auprès de vous, en vue d'un retour sur la scène politique istréenne.;

Un petit résumé permet de rappeler avec le premier écrit les circonstances qui ont concouru à mon retrait, et si en toute conscience elles m'apparaissaient rédhibitoires.


Dans le deuxième je décrivais les modalités que je souhaitais indispensables à savoir l'apaisement nécessaire avec certains de mes anciens adversaires en précisant leur degré d'aboutissement.

Dans le dernier je comptais vous transmettre la conclusion de ma réflexion à la lumière de tous ces paramètres expliqués de la manière la plus transparente.

La seule apparition de toutes ces lignes, leur sens et leur contenu, a déclenché un tel intérêt, notamment 76 000 consultations; dans le dernier cas, et un émoi si ahurissant que la vie politique s'est embrasée au point de consumer notre maire; dans une démission croquignolesque.

Les feux de l'actualité se sont emparés de l'hôtel de ville et les nouvelles fraîches sont devenues extrêmement brûlantes.

Je suis flatté de la force de cette éruption volcanique.

Certes si cette surchauffe ne me surprend pas, son intensité m'impressionne.

Si la crainte d'un soupçon d'oubli pouvait encore freiner mon jugement final, le curseur de l'échelle de Richter placé dans la partie la plus haute me délivre un message rassurant.

Il suffit simplement que ma plume signifie ma présence pour que la petite meute s'ébroue et ôte son masque.

La rédaction de ce nouveau passage glissera de mes intentions à l'analyse de leurs conséquences dont certaines nous sont offertes par l'actuelle tête municipale qui après avoir perdu son honneur et sa parole nous démontre sa déraison et surtout son manque de considération pour sa fonction… celle de garantir le bonheur des Istréennes et des Istréens avant d'assurer son bien-être personnel.

J'ai donc imaginé mon retour; d'une façon excessivement simple.
J'ai décidé de faire coïncider strictement mon futur rôle avec mes meilleures aptitudes.
Mon envie est de m'occuper uniquement de la vie des habitants de notre cité.
C'est dans ces habits que je réalise le mieux ma nature et peux en espérer un résultat fructueux pour les citoyens qui m'honorent de leur confiance.

C'est dans la posture de serviteur des couleurs istréennes, et me pardonnerez vous cette double prétention, que je suis le plus efficace et j'ose le dire, le meilleur parmi ceux qui ambitionnent de diriger notre ville.

Projeter le destin de notre ville, se sentir comptable du pouls de sa population, se battre contre les maux qui la menacent, dessiner le cadre de vie, bâtir les structures vitales pour son quotidien et pour son lendemain, mutualiser les intérêts des générations qui se succèdent, solidifier les fondations d'une identité commune au delà de l'âge, du sexe et de la reconnaissance sociale.

Toutes ces phrases sonnent le besoin de réussite d'une ville, et c'est à Istres et uniquement Istres que je veux dédier ma compétence pour y parvenir.

En une courte légende, l'Istres de demain dans la lignée de l'Istres d'hier en regrettant que l'Istres d'aujourd'hui ait abandonné son rayonnement et son rang.

Reprendre le diapason de “ l'Art de Ville ” en y insérant “ l'Ame de Ville ”.

Ma traversée du désert m'a dépouillé de toute autre tentation.
Comme le potier dépourvu de glaise, j'ai ressenti mon inactivité pour ma ville comme un temps douloureux durant lequel mon dévouement et mon imagination se gaspillaient alors que les projets et les idées défilaient dans ma tête.

Cette fougue en moi tranchait avec l'immobilisme de notre principal décideur local.

Je n'éprouve, véritablement et sincèrement, aucune frustration d'un manque de mandats national, régional ou départemental.
Je les ai tous connus en y ajoutant un volet européen.
Je ne manifeste aucune satisfaction pour y figurer à nouveau, laissant à Istres et pour Istres l'intégralité de mon temps et de ma capacité.

De même, participer à une quelconque écurie politique, comme j'ai pu le faire, dans laquelle cohabitent ambition et suivisme, sourire et hypocrisie, embrassade et trahison, est exclu de ma course, préférant les yeux brillants d'un istréen content ou l'engueulade de celui qui l'est moins et que l'on doit reconquérir par son travail.

J'ai donc clairement fait le choix de notre ville sans aucune frustration mais au contraire avec l'enthousiasme de la naissance d'une nouvelle noce.

Bien sûr, à travers Istres, s'est posée naturellement la question du SAN Ouest Provence, je me suis refusé d'y répondre malgré les multiples sollicitations, considérant d'abord que le débat pouvait s'évoquer si nécessité, et que dès lors le moment venu, il pouvait se dérouler entre deux “ mecs ” intelligents… et de surcroît, jusqu'à ce que des évènements me prouvent le contraire, deux amis aussi.

J'ai fait donc passer mon option en des hauts lieux, au Conseil Général où la décision pour tous les socialistes prend son départ, à la fédération où elle est mise en forme et au Conseil Régional, par politesse et souci d'équité.

Cette position sage pouvait garantir les intérêts et les réussites de chacun en assurant la tranquillité à tous.

Je vis par la suite que le bon sens est toujours battu en brèche par l'inquiétude, puisque c'est réellement le sentiment que j'inspire, et surtout par la curieuse certitude de mes interlocuteurs que je ne puisse me contenter de si peu.. et donc de refuser de me croire.

Restant donc sur cet objectif suffisant, Caillat et moi-même en discutâmes le 27 décembre 2005.
Cette discussion fut quelque peu surréaliste. Ayant pour théâtre un café marseillais, je vis mon interlocuteur emmitouflé dans son manteau, la tête enfoncée dans son col qui bredouilla quelques mots.

Je lui rappelais notre conversation de 2002 qu'il m'avait certifiée à deux reprises, en tête à tête au Pavillon de Grignan.

Celle-ci témoignait en cas de retour, les personnes reprenaient leur place, moi siégeant ainsi comme maire et lui à mes côtés.

Au bout de deux heures, il me répondit que sa vie n'était pas branchée sur sa fonction de 1er magistrat et qu'il n'était pas attaché à ce rôle auquel je lui avais permis d'accéder.

Cette légère ouverture m'amena à lui préciser que la simultanéité politique, élections cantonales et municipales le même jour, devait nous permettre de répartir les charges honorablement pour chacun, puisque je lui apprenais qu'étant maire, je ne briguerai pas le poste de conseiller général, lui laissant celui-ci et en lui apportant mon soutien.

Au lieu de dessiner un accord satisfaisant pour tous, il se réfugia dans le silence et m'indiqua que l'heure de se prononcer n'était point arrivée.
Je compris à cet instant que son engagement à mon égard était enterré, que sa parole d'honneur s'envolait, et que finalement sa tunique de maire s'accompagnerait bien de celle de conseiller général, tout au moins dans son esprit.
L'élu qui me remplaçait voulait régner partout.
La distribution des rôles que je lui avais proposé était presque indigne de ses prétentions.

A la fin de cet entretien pour le moins crispé, nous nous sommes donnés le délai d'un mois pour faire avancer cette improbable entente.

A partir de cette date, Caillat se livra à une curieuse mise en scène.

Convaincu que ma détermination à un retour sur la scène politique n'était plus une éventualité, et tout aussi sûr de vouloir conserver son fauteuil, il entreprit de persuader mes plus proches amis que l'union entre nous n'était plus qu'une question d'heure, que “ l'amitié ” entre nous était la meilleure garantie à une toute prochaine alliance.

Il commença une ronde des messagers en choisissant habilement mes plus fidèles pour m'assurer de sa bonne foi et de la certitude d'un accord à terme sans pour autant l'annoncer au groupe majoritaire.

Sentant la pression monter, égrainant son cinquième porte-parole, il fit un pas significatif à ses yeux à trois rendez-vous où il lâcha la bride évoquant sa situation personnelle future autant en terme de mandat que sur le plan financier (!).
Si j'avais bien compris que sa seule préoccupation dépendait de ses craintes financières, je ne pensais pas que le passage d'une fonction de maire à celle de conseiller général pouvait lui occasionner une telle résistance pour maintenir son standing. Plus exactement pour le conforter, il valait même mieux vivre les deux mandats.

C'est alors que nos intermédiaires me firent part de sa demande de « lot de consolation ». En fait il eut le culot de vouloir me vendre ce que je lui avais donné !!
Choqué mais pas surpris par cette vénalité, je refusai toute discussion groupant ces deux aspects.
Mon combat politique n'est pas la recherche d'une quelconque quête.
La compilation des indemnités n'est pas le phare qui décide de mon engagement.

Mon souci est Istres, mon défi est Istréen.

Ainsi après neuf mois de mensonges auprès de ses proches et des miens, dans une ambiance alternant le faux sourire et la poignée de main loupée, des élus lui firent savoir leur vision qui mêlaient le besoin d'entente des forces de gauche et leur choix de fidélité à mon égard.

Après neuf mois donc de palabres cachant son désir de s'accrocher à ses prérogatives en attendant d'en conquérir de nouvelles, Caillat reçut une missive signée de 25 élus,; le priant de communiquer sa position en vue des prochaines élections municipales.

Une très large majorité, dans un pli rigoureusement non agressif, lui fit savoir la nécessité de respecter la parole donnée, et de préparer dans l'entente les prochaines échéances électorales en précisant nettement que selon son refus, eux, ils opteraient pour reprendre l'aventure avec celui, François Bernardini, auprès duquel ils avaient déjà mené bataille.

Caillat répliqua à ce désamour par une démission qui met autant en valeur son ingratitude que son sens du calcul.

Et aujourd'hui, nous en sommes donc là, reléguant aussi les Istréens avec cette décision à un rang de supplétif.

Voilà donc, pour reprendre une phrase singulièrement banale, “ l'ami de 30 ans ” (un de plus) dont la vie politique, personnelle et professionnelle est issue de mon sillage et de mon parrainage généreux, qui plante son poignard en essayant de figer son propre décor.

Ce coup de théâtre n'est que la résultante d'une longue attente de sa propre reconnaissance.

En revenant sur les séquences passées, on saisit bien le débat qu'il a mené dans sa tête, jusqu'à ce jour.

Ayant contribué en coulisses à mes tracas judiciaires et donc à ma chute, Caillat empilait les petites pierres pour aboutir à la voie royale.

Pendant mon absence de la scène politique, les langues se sont déliées, les cassettes apparurent, les preuves de trahison se sont multipliées.

Jacques Siffre, beaucoup moins naïf, m'avait donné son sentiment à plusieurs reprises.
Pour lui Caillat était le félon de service !
Pour moi, bien stupide, donnant une place exagérée à l'affect, je refusais cette évidence.

Du fameux journal “le Muge” alimenté par ses soins, jusqu'aux dossiers de la chambre régionale enrichis par son concours minutieux, la malle des coups bas fut pleine grâce à son brio.

L'apothéose fut atteinte en 2002 par la sortie des fameuses cassettes dans lesquelles ses propos obscènes, odieux et archi-faux salirent de nombreux élus autant nationaux que régionaux et locaux.

En bon pied Nickelé, il se fit piéger par un représentant de l'opposition qui enregistra ses confidences destinées à les amadouer et à acquérir leur vote au moment de mon départ de la mairie de peur que mon choix se porte sur un autre postulant.

Oui Caillat, en bon disciple de Brutus, avait bien préparé son heure de gloire et sa démission peu glorieuse, devient sa ligne Maginot pour défendre son carré si savamment et pitoyablement élaboré.

Ce constat n'est pas teinté d'amertume, c'est simplement la vérité, un jugement quasi classique du monde politique au sein duquel la nature humaine ne réalise pas ses meilleurs penchants.

Une déception, une déception de plus, non une déception comme une autre.

C'est aussi pour cela, pour vivre dans un périmètre où la confiance reste le ciment et le moteur à toute action soutenue, que Istres est le seul lieu de mes prétentions.

Mon énergie est disponible aujourd'hui avec un événement inédit, et encore plus demain.

Vendredi 03 Novembre 2006
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